On the Lagoons

Last weekend, for the first in a long while, I listened all the way through to Berlioz’ Les nuits d’été, six settings of poems by Théophile Gautier.

I have loved this work dearly, ever since I first heard it sung by Janet Baker at the English Bach Festival in 1971. In the past, when I listened to them there was one song, the third, Sur les lagunes: Lamento, that somehow I didn’t embrace – or perhaps understand – in the way I did the others. All that changed on Saturday, as the song went straight to my heart, for now I understand, now I share the desolation.

Ma belle amie est morte:
Je pleurerai toujours
Sous la tombe elle emporte
Mon âme et mes amours.
Dans le ciel, sans m’attendre,
Elle s’en retourna;
L’ange qui l’emmena
Ne voulut pas me prendre.
Que mon sort est amer!
Ah! sans amour s’en aller sur la mer!

La blanche créature
Est couchée au cercueil.
Comme dans la nature
Tout me paraît en deuil!
La colombe oubliée
Pleure et songe à l’absent;
Mon âme pleure et sent
Qu’elle est dépareillée!
Que mon sort est amer!
Ah! sans amour s’en aller sur la mer!

Sur moi la nuit immense
S’étend comme un linceul;
Je chante ma romance
Que le ciel entend seul.
Ah! comme elle était belle
Et comme je l’aimais!
Je n’aimerai jamais
Une femme autant qu’elle.
Que mon sort est amer!
Ah! sans amour s’en aller sur la mer!

“Sur les lagunes: Lamento” by Pierre Jules Théophile Gautier (1811-1872)

You can hear the music here and an English translation is here.

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